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Une main plus deux. ricochet 1

Le blog Ruelles et ©PERENOM s'associent le temps d'une nouvelle catégorie : ricochet.

Ainsi Ruelles réagit par un texte à une photo de mes blog : ©PERENOM ou free way, selon une fréquence aléatoire. Et réciproquement.

Bien plus qu'une illustration, il s'agira d'un échange avec chacun sa partition.

Le premier ricochet fait suite à la publication de cette photographie sur free way, le 8 mai 2009

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Deux Mains

 

Je refaisais mon show tous les soirs avec chaque fois un numéro différent. En quelques mois je m’étais fait un peu connaître, recueillant un petit succès parmi les quelques personnes intéressées par ce type d’acrobatie dans la ville.

Petit à petit la salle commençait à se remplir. Depuis le début, quelques parents et amis se relayaient pour me soutenir, non tant par conviction qu’avec le sentiment d’un devoir à accomplir, d’une solidarité à toute épreuve, et avec ce constant souci proche de l’obsession de me faire échapper au vide, fût-il celui d'une petite salle de cabaret. Ils restaient là jusqu’à la fin, battaient alors vivement des mains puis me raccompagnaient sans mot dire, se demandant à la dérobée jusqu’à quand dureraient ces contorsions, et combien de temps encore il allait falloir me soutenir, craignant confusément que sans cet appui, je m’effondrerais tel un échafaudage de plume.

Récemment un grand artiste de renommée internationale avait par hasard poussé la porte du cabaret et à l’issue de la représentation était venu me serrer les mains, ces deux mains sur lesquelles reposait le clou de mon spectacle. Aucune parole ne fut échangée mais ce geste seul m’avait immergé dans une joie quasi irréelle. Le bruit avait traversé la ville, et il y avait depuis lors presque foule dans la salle certains soirs. L’affluence demeurait toutefois très aléatoire, au point que je me demandais si elle fluctuait en fonction de mes tours ou pour des raisons tout à fait étrangères à mon show et auxquelles je n’avais pas accès. Il me semblait en effet parfois qu’aussitôt que pointait la moindre faiblesse dans une de mes figures, j’étais sanctionné le soir d'après par une salle déserte. Mais ne me faisais-je pas des idées à ce sujet ? Il m'était tout bonnement impossible de le vérifier, car à peine le rideau baissé, les spectateurs se volatilisaient.

J’ai dit plus haut que ce spectacle reposait essentiellement sur mes deux mains, mises en scène sous les innombrables postures que mon imagination ourdissait, mimant une multitude de personnages dont le tableau se transformait chaque soir : scènes de batailles, ballets sentimentaux, épopées antiques, aventures animales, comédies urbaines, ainsi qu'une succession de pitreries diverses.

Les représentations ne duraient en général pas plus d’une demi-heure mais exigeaient un solide entraînement quotidien, jugé toujours trop contraignant par mon entourage qui n’y voyait que surmenage et épuisement. Or les prouesses de mes mains, sans cesse plus intrépides, réclamaient chaque jour davantage d’exercices, sous peine d'engourdissement. Outre les échauffements habituels, la meilleure façon d’assouplir mes phalanges consistait à effectuer des roues dans ma chambre, que j'étendis bien vite à tout l’appartement. Mais la place étant soudain devenue trop étroite, je me mis bientôt à pratiquer dans la rue, au petit matin. Aimanté par la soif de suivre toujours plus loin mon audace, je fus dès lors conduit à prolonger mes entraînements bien au-delà de mon quartier, à toutes les heures de la journée. Je bondissais sur mes deux mains désormais bien mieux que sur mes deux jambes, enchaînant les figures des trottoirs jusqu'aux rues, des rues jusqu'aux carrefours, des carrefours jusqu'aux boulevards, emporté par une ivresse triomphante.

Il est sans doute cruel aujourd'hui de songer à la manière singulièrement brutale dont toutes ces performances développées peu à peu avec mes dix doigts s'interrompirent, ce jour fameux de l’accident. Mais tout est allé à la vitesse d'une voiture qui passe, et personne n'aurait pu arrêter cette course. Des dizaines, des centaines d'automobiles paradaient autour de moi, entre lesquelles comme chaque jour je glissais, entraîné dans le merveilleux tumulte de mes pirouettes aériennes. Aussi étrange que cela paraisse, je n’ai simplement pas vue celle-là. Juste senti le vent soudain, puis cette espèce de déchirement, la peau qui dans cette longue seconde grimace et se tord, enfin ce bruit sec qui ressembla à un coup de hache.

Mon numéro est fini. Plus rien ne sera jamais comme avant, je n'en doute évidemment pas. Or je demeure aujourd'hui suspendu, hanté par cette question : Que faire ? et beaucoup plus encore par celle-ci : Dois-je poursuivre mon show ? Car si je suis capable, exactement comme avant, de continuer mon activité de marionnettiste, qu’en sera-t-il du public ? Parviendra-t-il à comprendre ? Saura-t-il percevoir, au-delà des apparences, le souffle de mes gestes, les ombres de mon défilement, la chorégraphie invisible de mes mouvements ?

Sandra Hinège


mercredi 24 juin 2009

Rachida Dati, parisienne strasbourgeoise

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Rachida Dati quitte le ministère de la justice. Elue députée européenne de la région Ile-de-France, elle doit maintenant siéger au Parlement Européen de Strasbourg, tout en restant par ailleurs maire du 7ème arrondissement de Paris. 

photographie réalisée en octobre 2008

vendredi 19 juin 2009

mercato : Audrey Pulvar change de plateau

Audrey Pulvar quitte le 19/20 de France 3 pour rejoindre I>TELE

photographie réalisée en novembre 2004

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samedi 13 juin 2009

petite sorcière

Au départ, le bruit sourd d'un petit vacarme, puis elle apparaît, avec son balai. Debout sur trois marches, elle est chanteuse en socquettes blanches, il est micro, mais il ne fait pas son travail, elle reste sans voix. Devenant canne, elle esquisse quelques pas de danse mais il ne la supporte pas. Le ramassant, elle finit par le chevaucher mais il ne veut pas être un cheval. S'arrêtant soudain, elle l'écoute enfin. Il est balai, elle sera sorcière. Deux minutes seulement avant de repartir pour aider sa mère.

lundi 08 juin 2009

tandem

Ils sont deux élégants : costume gris en laine super 100 et pelage noir de poils ras. Fous de joie à l'idée d'aller jouer ensemble, essayant de dominer leur excitation, ils s'élancent en plein soleil de bon-beau matin. Il ne reste que la rue à traverser avant d'accéder au jardin. La foule juste évacuée de la bouche de métro s'écarte alors devant ce couple au pas redoublés et cadencés.

vendredi 05 juin 2009

Claude Lévêque, exposer à Venise

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Claude Lévêque est l'artiste qui représente la France à la 53e Biennale de Venise qui se déroulera du 7 juin au 22 novembre 2009.

Photographies réalisées en mai et novembre 1984, dans l'appartement-atelier de Claude Lévêque, dans le 11 ème à Paris. Il travaille alors sur les oeuvres nommées : Anniversaire, le Conquérant, le Jardin. Cette année est importante pour lui; il fera en effet une exposition personnelle à la galerie Eric Fabre et participera à trois expositions collectives dont "Ateliers 84" de l'ARC/Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.

Quelques liens à consulter (écrits et vidéos) : Fluctuat.netLe Figaro.frLe Monde.fr, Art.net, LesInrockscom et le site de Claude Lévêque

Une monographie sera également publiée chez Flammarion ainsi qu'un DVD rassemblant les oeuvres depuis 2004 en coproduction avec la galerie Kamel Mennour et le Lab-labanque.

A noter que Artpress publie un supplément au n° 357, dans lequel vous pourrez lire un interview de l'artiste par François Jonquet, tandis que Christian Bernard, commissaire du pavillon et Michel Nuridsany témoignent de leur attachement à l'oeuvre de Claude Lévêque.

jeudi 04 juin 2009

la main tendue

L'homme marchait dans le jardin vers il ne savait pas trop quoi. Le soleil dessinait son ombre devant lui. Tout en allant, il tendit la main droite ouverte derrière lui. Personne ne vint lui prendre. Regardant à terre, il fit soudain demi-tour.

mercredi 03 juin 2009

trésors

L'homme était assis devant son sac à dos. Les yeux grands ouverts face au contenu. Il n'avait rien perdu. Il examinait simplement et méthodiquement ses trésors. Ce n'était pas l'heure de déguster, juste regarder : pâté, mousseux.

mardi 02 juin 2009

soleil

L'homme était motard, de noir habillé et casqué. Mais sans doute le soleil était-il trop intense. Il a donc décidé de se poser là, contre le mur, casque à la main, yeux fermés, face au soleil, adossé au mur noir. Pas longtemps, mais intensément.

lundi 01 juin 2009

baiser

Un homme, après avoir embrassé la joue de sa compagne, s'essuie soudainement la bouche d'un air dégouté. La jeune femme, regardant le ciel, n'a rien vu. Elle sourit.

jeudi 28 mai 2009

photographie de Don McCullin: Shell Shocked Soldier, Hue, 1968

Il n'y a pas de couleur. Le soldat est au delà de l'inimaginable. Le casque lourd, l'homme est assis, tassé, les deux mains accrochés à son finalement minable fusil, il est encastré, prisonnier du cadre. Son regard n'est pas encore revenu de l'horreur. Statue pétrifiée, immobile et fragile, au bord de l'implosion.

voir la photographie : Shell Shocked Soldier, Hue, 1968

Le photographe britannique Don McCullin, avec le soutien de Contact Press Images, offre à Reporters sans Frontières (RSF) 100 de ses images pour soutenir ses actions.

« 100 photos de Don McCullin pour la liberté de la presse » est le nouvel album édité par RSF. Disponible en kiosque : 9,90 €.

papa?

Drôle d'homme accompagné de sa fille de 4 ans au plus, il aurait la même attitude avec sa mère ou sa grand-mère. Drôle d'homme accompagné par sa fille.

samedi 23 mai 2009

indien

Le vieil homme blanc, assis sur les rayons du soleil, a décidé de se métamorphoser en indien apache.

muscle

Groupe d'hommes finalement encombrés par leur musculature de salle.

jeudi 21 mai 2009

épingles

Dans un vieil appartement quitté par son vieux propriétaire. Plein d'épingles sur plusieurs murs malades de la cuisine.

lundi 18 mai 2009

Robert Longo, men in the galerie

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La semaine dernière, en passant un coup d'oeil dans la vitrine de la librairie "La chambre claire", j'ai pu apercevoir la couverture du livre de Robert Longo : "Men in the cities", réédité par les éditions Shimer Mosel. J'attendais ce livre avec impatience tant cette série de photographies et de peintures m'avait impressionnée.
La parution d'un article dans Zoum Zoum accompagné d'une courte interview m'a fait sortir de mes archives cette photographie de Robert Longo préparant son exposition à la galerie Daniel Templon en juin 1986.
A noter que le MAMAC de Nice présentera une exposition de Robert Longo.

dimanche 17 mai 2009

"Tropical hot dog night", rue de Navarin, Paris 9

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mardi 12 mai 2009

Alexandre Bompard, Europe 1

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Bernard Kouchner, soutien naturel

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Bernard Kouchner, après le doute, votera "naturellement" pour les listes UMP aux élections européennes du 7 juin prochain.

Photographie réalisée en mars 1986 dans son appartement proche du Luxembourg.

dimanche 10 mai 2009

"The book and the canal", rue de Navarin, Paris 9

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mercredi 06 mai 2009

"Clone", Palais des Congrès, Paris

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dimanche 03 mai 2009

"Songe-creux", rue de Navarin, Paris 9

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mercredi 29 avril 2009

salle Cortot 3, Ecole Normale de Musique, Paris 17

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salle Cortot 2, Ecole Normale de Musique, Paris 17

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salle Cortot 1, Ecole Normale de Musique, Paris 17

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Caroline Dumas, salle Cortot, Ecole Normale de Musique, Paris 17

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Daniel Bouton, clôture de compte à la Société Générale

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photographie réalisée le 18 janvier 2005 lors de l'assemblée générale du Medef 

pour plus d'informations : challenges.fr ...

lundi 27 avril 2009

Pierre Guyotat, "karma coma"

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Patrice Chéreau, sous la direction de Thierry Thieu Niang, donnera une lecture exceptionnelle du texte Coma de Pierre Guyotat les 28 et 29 avril, au Théâtre de l'Odéon (à 20 heures).

"Karma coma" est une création de Massiv Attack et Tricky que Patrice Chéreau utilisa dans sa mise en scène de 1995 de la pièce "Dans la solitude des champs de coton " de Bernard-Marie Koltès

Quelques liens:

Photographie réalisée à Paris en mars 1986. Avec le souvenir de rencontres calmes, denses et légères à la fois.


dimanche 26 avril 2009

"The window", Amélie, rue de Navarin, Paris 9

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mardi 21 avril 2009

"The cosmic game", exposition "nocturne" carte blanche à Alain Bublex, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine

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"Red Light Means Go", exposition "nocturne" carte blanche à Alain Bublex, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine

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